dimanche 18 mars 2018

"Mon témoignage sur l'affaire Pierre Conty" de Henri KLINZ - Témoignage



Je remercie les Editions Mareuil et Babelio pour la découverte de ce témoignage dans le cadre de la Masse Critique de février 2018.



> Quatrième de couverture <

« 24 août 1977 : Ce qui n'aurait dû être qu'un banal fait divers vire au tragique. Par-delà la campagne, un drame se prépare : passions, argent, terrorisme, politique, mouvement hippie et grande famille forment la trame de cette affaire. Ce jour-là débute « l'affaire Conty ». J’y étais. J’avais 25 ans. En compagnie de mon collègue, Dany Luczak, jeune gendarme comme moi, nous effectuions une tournée de routine. Nous sommes tombés de façon fortuite sur deux malfaiteurs qui venaient de commettre un hold-up à Villefort en Lozère et tentaient de regagner leur refuge à Chanéac dans l'Ardèche par de petites routes de campagne. Dany fut abattu de sang-froid alors que le fusil mitrailleur enrayé de Pierre Conty me laissa la vie sauve et que dans un éclair de lucidité son complice Stéphane décida de m'épargner. Acteur de certains événements, témoin survivant, j’ai vécu l’enquête "de l’intérieur". Le temps écoulé et la prescription judiciaire me libèrent aujourd’hui d'un certain devoir de retenue. Rapporter le plus fidèlement possible non seulement cet événement, mais également les non-dits de l’enquête, les nombreuses erreurs véhiculées par les médias et surtout donner ma propre analyse : tout cela me semble aujourd’hui nécessaire pour atténuer le poids qui écrase ma vie. J’ai mis à profit plus de trente-cinq années pour rechercher la trace de Pierre Conty et comprendre comment il avait réussi à échapper à ce que je croyais être des recherches. Cette longue enquête faite de beaucoup d’échecs, de désillusions, de fausses pistes, m’a permis de découvrir l’échappatoire qu’il avait utilisée pour se fondre dans l’anonymat. Je me suis efforcé de garder tout au long de mon récit la même obsession : retranscrire les faits exacts. J’espère à travers ce devoir de mémoire apporter des éléments nouveaux au puzzle de cette nébuleuse affaire et tenter de guérir ce mal qui pourrit ma vie, encore aujourd’hui. » 

Survivant du tueur, le gendarme Henri Klinz a enquêté sur l’affaire Conty pendant 35 ans. Ce livre est son témoignage. Pierre Conty, militant anarchiste, fondateur d’une communauté hippie a été condamné à mort par contumace en 1980 pour le meurtre de 3 personnes. Il n’a jamais été arrêté. Le livre est préfacé par le procureur général de Grenoble Jacques Dallest.

- Spécificités -
* Editions : Mareuil Editions
* Paru le 8 janvier 2018
* Nombre de pages : 292
* Contexte : Masse Critique Babelio de janvier 2018


En août 1977, Pierre Conty, fondateur d’une communauté hippie au fin fond de l’Ardèche, braque une banque et tue trois personnes. Condamné à mort par contumace en 1980, il n’a jamais été retrouvé.

On retrouve ici le témoignage d’un des protagonistes de l’histoire, qui - même - si la justice n’a jamais voulu lui reconnaître ce statut est, selon moi, une des premières victimes des événements qui se sont tragiquement déroulés lors de cette journée du 24 août 1977.

Pour renforcer les équipes de gendarmerie de la localité de Joyeuse en Ardèche en pleine période estivale, deux jeunes recrues gendarmes sont envoyées sur les routes pour un service de surveillance de routine. Alors que Pierre Conty revient de Lozère en compagnie d’un de ses deux complices en Ardèche après un hold-up, ils croisent fortuitement ces deux gendarmes qui ignorent tout de ce qui s’est tramé plus tôt dans la journée. Alors que Dany Luczak est abattu de sang-froid, la mitraillette de Pierre Conty s’enraie, laissant sur sa route, le second gendarme Henri Klinz sous le choc.

C’est ce dernier qui vous narre son histoire : ce qui s’est passé ce jour funeste mais également l’après (pour moi, cela commence par la lâcheté de sa direction, l’enquête très souvent bâclée, le procès, l’évasion assistée de Pierre Conty). Des photos des reconstitution ainsi que des schémas enrichissent le récit d’un des premiers concernés par ce « fait divers ». Avec un travail de mémoire pour enfin tourner une page douloureuse de sa vie, l’auteur reste neutre et digne.

N’étant pas née à l’époque, je ne connaissais pas du tout cet épisode qui a - tout de même - occasionné la mort de trois personnes innocentes et dont le récit du second gendarme fait parfois froid dans le dos de part les ratés de la justice française. Le mot de « ratés » est peut-être dur. Mais parce qu’on lit une fiche de cessation de recherches (émise par la Direction centrale de la police judiciaire) seulement deux ans après le procès et la condamnation par coutumace de Pierre Conty à la peine de mort et qu’on découvre que cette démarche implique donc l’abandon des recherches du fuyard, lequel a tout de même occasionné la mort de trois personnes innocentes, je n’en trouve pas d’autres !

Cette lecture fut enrichissante pour moi, belge de mon état. En effet, on a parfois l’occasion de lire ou d’entendre dans nos médias nationaux, des erreurs et ratés notamment dans le domaine judiciaire. Par ce livre, on se rend compte que l’herbe n’est pas plus verte ailleurs et surtout, pas en France.


vendredi 16 mars 2018

"Hysteria Lane" d'Alex CARTIER - Roman



Un tout grand merci aux Editions Belfond et à Netgalley de m’avoir offert ce livre.


> Quatrième de couverture <


Plongez dans l’univers des tournages de séries à Hollywood, la capitale mondiale du divertissement. Vous avez aimé Desperate Housewives ou Vampire Diaries ? Vous allez adorer Hysteria Lane.
Laure dirige une société de relations publiques dans le cinéma à Hollywood. Quand son boyfriend part travailler en France et que sa meilleure amie (et associée) s’en va assister au tournage du film réalisé par son fiancé, Laure se pose des questions sur le sens de sa vie.
Et lorsqu’elle rencontre un acteur canadien d’une grande beauté qui n’a pas encore percé, elle réalise que son destin est de produire une série. Mais quelles sont ses motivations réelles : le séduire, lui procurer le rôle dont il a besoin pour se faire connaître ? Ou bien est-ce une véritable vocation ?
Elle va découvrir que, derrière les paillettes, Hollywood est un monde impitoyable pour une jeune femme à l’expérience limitée. Heureusement, Laure ne manque ni de charisme ni de relations pour se sortir des pires situations...

Grosse erreur de ma part, avoir lu ce livre, sans avoir lu les précédents tomes de la trilogie « Movie Star ». Même s’il est annoncé sur différents sites qu’il peut être lu indépendamment des autres tomes, j’ai un goût de trop peu après avoir lu pourtant ces quelques 556 pages. De très nombreux rappels aux précédents tomes sont faits tout au long de l’histoire et malgré les explications en note de bas de page, j’ai eu du mal à m’y retrouver.

Grande addict des thrillers, polars, policiers en tout genre, j’étais curieuse et enthousiaste de sortir de ma zone de confort et de me plonger dans ce roman. Hélas, je sors de cette lecture avec un sentiment vraiment mitigé : à la fois, j’ai passé de bons moments avec beaucoup de références cinématographiques et en même temps, je me suis parfois ennuyée de par la longueur du récit. Autant le résumé m’avait beaucoup attirée, autant je reste sur ma faim à bien des égards. 

Je pense que le gros « couac » dans cette lecture est que je n’ai pas pu m’attacher à l’héroïne principale : Laure. Qui est-elle ? En quelques mots : une française expatriée à Hollywood avec sa meilleure amie, Ophélie, en vue de créer une société de relations publiques. Tout va bien dans le meilleur des mondes, jusqu’à ce qu’Ophélie décide de suivre son fiancé de réalisateur à l’autre bout du monde pour son prochain film et que son petit ami, David, soit envoyé temporairement comme reporter à Paris. Mythomane et fantasque, je l’ai trouvée à de nombreux égards, agaçante au possible. Difficile donc, de se plonger totalement dans l’histoire. Il en a été de même pour les autres personnages que j’ai trouvé fort superficiels. Parfois, la psychologie féminine échappe aux auteurs masculins et c’est sans doute le cas ici.

Ce roman est difficilement classable. A certains égards, j’ai eu l’impression de me retrouver dans un livre de type « young-adult » et pourtant, les scènes de sexe sont assez explicites pour ne pas pouvoir être mises dans n’importe quelles mains. Bon, d’accord, je sais que je commence à me faire « vieille » mais je ne crois pas non plus penser comme une prude bonne sœur. Heureusement, on ne retrouve pas ces « descriptions » à toutes les pages non plus.

A côté de cela, j’ai apprécié me plonger dans l’univers du cinéma et des séries et surtout, y découvrir l’envers du décor, pas toujours très rose.

Comme vous pouvez donc le constater, cette plongée dans le « new romance » n’a pas été une expérience très concluante pour ma part, malgré tout le respect que j’ai pour cette maison d’éditions que sont les Editions Belfond. Dommage, une prochaine fois peut-être…

mardi 6 mars 2018

"3 fois plus loin" de Jérôme CAMUT & Nathalie HUG - Aventure/Polar



> Quatrième de couverture <

Dans les années 50, quatre scientifiques traversent la jungle vénézuélienne en quête d'une espèce de singes muets. Ce qu'ils vont découvrir va changer le cours de leur vie.
Amazonie, de nos jours Nina Scott dirige une équipe de cueilleurs d'essences rares pour l'industrie américaine dans une région contrôlée par les braconniers et les trafiquants de drogue.
En s'éloignant du groupe, Nina découvre les vestiges d'un site magnifique, où les singes sont silencieux et les arbres recouvrent des charniers.
Alors que la mort frappe ses compagnons, elle est miraculeusement épargnée.
Des mines d'émeraudes colombiennes aux bidonvilles de Caracas, des palaces de la Côte d'Azur aux confins du désert marocain, Nina va alors s'embarquer dans une aventure qui pourrait mettre en péril sa vie et bien plus encore.
Caractéristiques : Sorti le 8 septembre 2010 – 379 pages – Editions Calmann-Lévy

Ayant découvert l’écriture à quatre mains, des CAMUT & HUG de par la trilogie « W3 », je pensais me plonger dans un thriller et en fait, pas vraiment. La trame narrative conjugue et alterne deux histoires : celle qui s’est déroulée dans les années 1950-1960, vécue par une équipe partie en expédition et disparue au fin fond de l’Amazonie sous la forme d’un journal de bord et celle qui se passe de nos jours, où l’on suit Nina et son père à la recherche de cette équipe et de ce qui a bien pu se passer quarante ans plus tôt.

C’est peut-être un peu bête mais j’ai eu l’impression de me plonger en plein roman d’aventures et cela n’a pas été pour me déplaire. Les descriptions si réelles font que j’ai parfois eu l’impression de me retrouver dans l’ambiance moite de l’Amazonie. C’est à peine si je n’ai pas pu entendre le vent souffler dans la mangrove…

En plus de cela, il y a une part de science et d’histoire, dont on ne peut que constater que les auteurs se sont assez bien documentés sur le sujet. Enrichir sa culture générale par la lecture d’un livre de fiction est assez rare malgré tout et mérite d’être souligné.

Les auteurs mettent l’accent (comme dans la trilogie « W3 ») sur la construction de la psychologie des personnages. L’héroïne principale, Nina Scott, peut vous faire ressentir de nombreux sentiments (agaçante, attachante, puérile, …) ; passant aisément de l’un à l’autre. On se découvre alors éprouver quelque chose pour elle et sur ce qu’il lui arrive au fil de l’histoire. Faire preuve d’empathie envers un personnage de fiction littéraire n’est pas une habitude pour moi. Habituellement, je dirais que je peux m’attacher à un tel ou tel type de personnage. Ici, on passe au niveau supérieur.

En tant que lectrice, j’ai vécu un vrai moment de détente et de divertissement grâce à ce livre, qui donne assez facilement envie aux lecteurs de tourner les pages et d’arriver au final (pour ainsi comprendre enfin le titre du livre 😊).

mardi 20 février 2018

"Ils vont tuer Robert Kennedy" de Marc DUGAIN - Roman





> Quatrième de couverture <

Un professeur d’histoire contemporaine de l’université de Colombie-Britannique est persuadé que la mort successive de ses deux parents en 1967 et 1968 est liée à l’assassinat de Robert Kennedy. Le roman déroule en parallèle l’enquête sur son père, psychiatre renommé, spécialiste de l’hypnose, qui a quitté précipitamment la France avec sa mère à la fin des années quarante pour rejoindre le Canada et le parcours de Robert Kennedy. Celui-ci s’enfonce dans la dépression après l’assassinat de son frère John, avant de se décider à reprendre le flambeau familial pour l’élection présidentielle de 1968, sachant que cela le conduit à une mort inévitable. Ces deux histoires intimement liées sont prétexte à revisiter l’histoire des États-Unis des années soixante. Contre-culture et violence politique dominent cette période pourtant porteuse d’espoir pour une génération dont on comprend comment et par qui elle a été sacrifiée. Après La malédiction d'Edgar et Avenue des Géants, Marc Dugain revient avec ce roman ambitieux à ses sujets de prédilection où se côtoient psychose paranoïaque et besoin irrépressible de vérité.


Roman très attendu de la rentrée littéraire de septembre 2017, j’avais très envie de le découvrir pour plusieurs raisons. Et c’est chose (enfin !) faite.

Tout d’abord, j’appréciais déjà l’auteur et son style d’écriture que j’avais pu découvrir par l’étonnant « La malédiction d’Edgar », évoquant la vie d’Edgar Hoover, premier directeur du FBI (le Bureau Fédéral d’Investigations américain). A l’époque, j’avais déjà dévoré ce livre.

Ensuite, parce que l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy, le 22 novembre 1963, est un épisode qui m’a marqué dès mon plus jeune âge. C’est pourquoi, j’ai vu d’innombrables reportages, films (dont le magnifique « JFK » d’Oliver Stone) et lu de multiples ouvrages. Qui ne se souvient pas d’avoir vu le court-métrage de l’exécution de JFK à Dallas, filmé par Abraham Zapruder et de l’état de choc de Jackie Kennedy dans son tailleur rose ensanglanté à l’arrière de la funèbre décapotable?

Dans le livre « Ils vont tuer Robert Kennedy », la vie des deux frères (John et Robert mais aussi du clan Kennedy) est amplement abordée à côté de la trame de fond sur ce professeur d’université qui, ayant perdu ses deux parents à un an d’intervalle dans des circonstances troubles, tente d’y apporter toute la lumière pour comprendre son histoire personnelle. Cette dernière est d’ailleurs très proche de l’Histoire avec un grand H, sans que le héros ne sache au départ vraiment la raison.

Ici encore, j’ai réellement aimé ce livre, mêlant intimement réalité et fiction. Le style d’écriture de Marc Dugain n’est incontestablement pas très fluide mais chaque phrase est essentielle dans la trame de l’histoire. Ce livre ne se lit pas forcément très vite mais n’en est que plus savoureux. L’auteur tente à sa façon de démontrer la théorie du complot qui entoure les assassinats des deux frères Kennedy et ça marche. On se prend au jeu de douter de l’histoire telle que nous la connaissons et il est souvent difficile de distinguer le vrai du faux du mythe des Kennedy.

A la fois déstabilisant mais également passionnant, j’ai vraiment aimé ce livre et n’ai été que déçue d’arriver à sa fin. Autant ce livre est éloigné des thrillers que je lis habituellement, autant je l’ai apprécié et j’espère que Marc Dugain reviendra prochainement avec un autre roman de cet acabit.

lundi 19 février 2018

"Le gardien" de Peter TERRIN - Roman



> Quatrième de couverture <

Harry et Michel vivent au sous-sol d'un immeuble de luxe dans des conditions sommaires, en tant que gardiens. Dehors, c'est sans doute la guerre nucléaire, personne ne sait. Aucun signe de vie n'est perceptible à l'extérieur mais Harry et Michel surveillent néanmoins l'immeuble avec une discipline militaire : "l'organisation" pour laquelle ils travaillent le leur demande, et ils espèrent obtenir leur mutation dans une villa en récompense de leur vigilance sans faille. Un jour, un cortège de voitures quitte l'immeuble, laissant les deux hommes dans le doute. Reste-t-il encore un habitant à protéger ? Puis un troisième gardien arrive, perturbant définitivement leur existence réglée comme une horloge et marquée jusque-là par l'ennui et l'obéissance aveugle. Le gardien échappe à tous les genres littéraires. La descente aux enfers de deux hommes dans l'atmosphère absurde d'un monde dépersonnalisé nous tient en haleine jusqu'à la dernière page, tout en nous renvoyant à nos interrogations sur la paranoïa et la violence du monde moderne. 


Autant j’étais pressée de découvrir ce livre qui m’avait fait de l’œil à la bibliothèque, autant j’ai, hélas, été déçue. Vu les quelques critiques élogieuses que j’avais lues avant de m’y plonger, j’y avais mis beaucoup d’espoirs. Toutefois, ils n’ont pas été comblés…. L’idée de ce livre était vraiment attrayante mais n’a pas été abordé comme je l’espérais. 

Les mystères (si vous aimez avoir des questions aux questions que vous vous posez, eh bien c’est raté ici) et les non-dits se retrouvent tout au long de la trame. Je dois avouer qu’encore à l’heure actuelle, j’essaie de comprendre quelle était la fin… L’auteur ne clôt pas son livre de manière définitive et laisse le lecteur dans l’interrogation et dans le vent, si je puis dire. Si vous voulez du suspens, fuyez… C’est plutôt l’ennui qui vous guettera. 

Si je devais à tout prix tenter de trouver un seul point positif dans ce roman, ç'est que l’auteur se cantonne en de petits chapitres pour faire évoluer (ou tente de le faire) son histoire. Malgré tout, le livre aurait pu - selon moi - faire la moitié des pages vu qu’il n’y a rien ou très peu qui s’y passe.

J’abandonne un livre que j'ai eu envie de délaisser à plusieurs reprises, ce qui est très exceptionnel de ma part! A chaque page, j’espérais un retournement de situation où l’auteur m’aurait alors surprise. Hélas, ce moment n’est jamais arrivé et je me suis ennuyée. 

Je laisse le bénéfice du doute à ce livre, peut-être que je ne l’ai pas lu au bon moment, dans les bonnes conditions… A relire donc mais alors dans quelques années….

lundi 5 février 2018

"L'appel du néant" de Maxime CHATTAM - Thriller



> Quatrième de couverture <

Tueur en série... Traque infernale. Médecine légale. Services secrets. ... Terrorisme. La victoire du Mal est-elle inéluctable ? Ce thriller va détruire vos nuits et hanter vos jours.

Avant toute chose, il faut savoir que ce livre est le troisième opus de la trilogie suivant les enquêtes de Ludivine Vancker. Il vient après « La conjuration primitive » et « La patience du diable ». Des rappels sont faits au fil de l’histoire mais, contrairement à d’autres livres (je pense surtout au livre « Le tueur au miroir »), il peut tout à fait se lire indépendamment des deux premiers. Ce que j’ai d’ailleurs fait, sans le vouloir dans un premier temps.

Très grande fan de Maxime Chattam, je n’ai absolument pas été déçue par son dernier bébé même si, mais c’est mon opinion tout à fait personnelle, il a fait de gros changements dans son style d’écriture.

Tout d’abord, les chapitres sont plus longs qu’à l’accoutumée. Ensuite, le style d’écriture est moins fluide mais plus réfléchi. On quitte les thrillers sanguinolents pour se retrouver dans un sujet qui est, hélas, entièrement d’actualité : le terrorisme et sa lutte par des hommes et femmes de l’ombre.

Maxime Chattam a de très bonnes sources et cela se ressent dans le déroulé de l’histoire car tout semble cohérent. On se retrouve face à une réalité de terrain, tout à fait plausible, contrairement à ce qui est parfois filmé dans les films et séries américains.

Lectrice que je suis, j’ai tenté de trouver le coupable au long de l’intrigue et en fait, j’étais à chaque fois très loin du compte. L’auteur arrive à vous faire perdre vos repères et à vous faire douter quant à la machination mise en place. La dernière partie de l’histoire et plus particulièrement le final, sont absolument bluffants.


Malgré le changement opéré, je reste une inconditionnelle de Maxime Chattam, auteur qui arrive à se renouveler et, surtout, à sortir de sa zone de confort. Pour moi, il arrive à chaque fois à produire une petite pépite du genre. Pour beaucoup d'autres lecteurs (qui émettent avis mitigés), il se serait perdu dans les méandres du terrorisme et d’une actualité encore trop brûlante, pour ma part, moi je lui tire mon chapeau!

dimanche 4 février 2018

"Pas un mot" de Brad PARKS - Thriller



Je remercie les éditions Mazarine et Netgalley pour m’avoir offert la possibilité de lire ce nouveau thriller de Brad Parks, seul écrivain avoir été lauréat des prix Shamus, Nero et Lefty, trois des prix les plus prestigieux aux États-Unis couronnant les romans policiers.
 

{ Quatrième couverture }
Le juge Scott Sampson s’apprête à aller chercher ses enfants à l’école. Et à plonger en plein cauchemar. Il reçoit un message anodin de sa femme adorée, Alison : elle ira récupérer les jumeaux pour les emmener chez le médecin. Alison rentre à la maison. Seule. Elle n’a jamais envoyé ce texto. Le téléphone sonne. Les enfants ont été enlevés. Les ravisseurs n’exigent pas de rançon, mais des verdicts sur commande : si le juge n’obéit pas à leurs demandes, les petits le payeront très cher. Et évidemment : « Pas un mot ! » C’est le début d’un calvaire où chantage, mensonge et paranoïa feront vivre l’enfer à ces parents prêts à tout pour récupérer leurs enfants, quels que soient les dangers, les sacrifices et les compromissions.

Thriller juridique rondement mené où le suspens grandit au fil des pages et le final en est l’apothéose. En lisant ce livre, vous découvrirez les arcanes du pouvoir judiciaire américain. J’avoue qu'étant juriste, j’ai craint de tomber dans des labyrinthes pas forcément à la portée de tout quidam. Et bien détrompez-vous, l’auteur détricote tout ça et vous le rend accessible.

Dans plusieurs situations, le lecteur peut aisément se mettre dans la peau du juge Sampson et se questionner sur la façon de réagir aux terribles cas de conscience auxquels un juge doit faire face. Les émotions sont  palpables, sans tomber dans le larmoyant pour autant et tout en étant cohérent. On se met à douter de tout et de tout le monde, la paranoïa ne faisant qu’augmenter au fil de l’histoire. On se pose énormément de questions : Qui peut bien être le cerveau de l’histoire ? Pourquoi ? Comment les ravisseurs connaissent-ils si bien la famille ?

L’auteur s’amuse à balader les lecteurs en utilisant des fausses pistes et des retournements de situation. Lorsque vous pensez avoir découvert le fin mot de l’histoire, Brad Parks s’amuse de vous. Quand vous penserez avoir découvert le coupable, vous vous serez fait avoir et ça, c’est vraiment plaisant car peu d’écrivains arrivent à le faire.

Si je devais vraiment trouver un point négatif, ce sont les quelques longueurs présentes au fil de ces 508 pages. Malgré tout, vous passerez un bon moment à sa lecture !!

CHANGEMENT D'ADRESSE

QUI DIT NOUVEAU MOIS, DIT NOUVEAUTES! Depuis quelques temps, j'étais un peu moins présente sur les réseaux sociaux et pour ca...