dimanche 7 janvier 2018

"Le tout dernier été" d'Anne BERT - Témoignage




Je remercie Netgalley et les éditions Fayard de m’avoir permis de lire ce témoignage bouleversant.





 

{ Quatrième de couverture }

« Je viens de rencontrer mes passeurs. Ces hommes qui font désormais partie de ma vie puisqu’ils vont m’aider à la quitter.
Je les ai sentis rigoureux, exigeants, prudents. Et engagés à me tendre doucement la main. Une autre médecine qui, quand elle ne peut plus soigner le corps, se décide à soigner l’âme. »
Parce qu’elle aime furieusement la vie et qu’elle est condamnée, Anne Bert a décidé de choisir et de ne pas subir jusqu’au bout les tortures que lui inflige la maladie de Charcot. C’est ce cheminement qu’elle nous raconte ici. Celui de devoir mourir hors-la-loi, et hors-les-murs, puisque la loi française ne l’autorise pas à abréger ses souffrances. Celui aussi de son dernier été.
Il faut découvrir le goût des dernières fois et des renoncements, apprendre à penser la mort, dire au revoir à ceux qu’elle aime, en faisant le pari de la joie malgré le chagrin.
Un récit poignant, une ode à la liberté et à la vie, permise seulement par sa détermination à dire non.


J’avoue que je ne connaissais pas l’auteure, Anne Bert, avant de découvrir la genèse de ce livre dans les médias. J’ai alors appris qu’elle était atteinte de la maladie de Charcot et avait choisi de se faire euthanasier en Belgique, vu qu’en France, on ne peut mourir « dignement » (il s’agit de mon avis personnel partagé avec feue l’auteure).

Ayant « connu » quelqu’un atteint de cette horrible maladie, je souhaitais encore plus lire ce livre. Il s’agit d’un témoignage digne et comme son titre l’indique, il s’agit du tout dernier été vécu par Anne Bert euthanasiée avant que la maladie ne lui « prenne » tout.

On y découvre l’annonce de cette terrible maladie, les moments de partage avec amis et famille mais aussi les instants de doute, de souffrance où la maladie est plus forte et où le corps lâche petit à petit. C’est une maladie sournoise car elle n’est que peu visible mais une fois installée, la fin est inéluctable et ce, dans des douleurs épouvantables.

Anne Bert avait une écriture très poétique, à la fois belle et honorable. Elle n’y cache pas ses souffrances, petites ou grandes comme tout simplement ne pas pouvoir voir  grandir ses enfants et petits-enfants. Ce témoignage est bien entendu poignant et ne peut laisser son lecteur indifférent. J’avoue que cela m’a donné envie de découvrir l’un ou l’autre de ses romans (elle a écrit 9 autres livres).

Comme petit « bémol », c’est la brièveté du récit. J’avoue que le style étant prenant, je l’ai lu en très peu de temps.

Autre coïncidence « poignante » de ce livre que j’ai découvert : Anne Bert s’est éteinte un jour seulement avant la parution de son dernier livre, devenu son testament en quelque sorte.

"La femme secrète" d'Anna EKBERG - Thriller










{ Quatrième de couverture }

Et si vous aviez l’occasion de devenir quelqu’un d’autre ?

Louise Andersen, la quarantaine, vit dans un petit village retiré sur l’île de Bornholm, au Danemark. Elle partage l’existence d’un écrivain, Joachim, de dix ans son aîné. Leur vie, sans histoires, est routinière. Jusqu’au jour où un homme, Edmund, arrive sur l’île et reconnaît Louise : c’est sa femme, Helene, disparue sans laisser de traces trois ans plus tôt. Il en est convaincu. Et tout porte à croire qu’il a raison. Louise, stupéfaite par cette confusion, va essayer d’en savoir plus sur Helene, dont la vie semble avoir été beaucoup plus mystérieuse et exaltante que la sienne. Mais si se mettre ainsi dans la peau d’une autre femme a quelque chose d’enivrant, on peut aussi y perdre la raison… voire bien plus.

En dire davantage serait criminel. L’intrigue magistrale mise en place par Anna Ekberg dans ce premier roman qui fera date déjoue en effet toutes les attentes et les suppositions du lecteur, au rythme de rebondissements incessants. Au-delà du suspense, à couper le souffle, elle nous livre un magnifique portrait de femme en perte de repères. Si vous avez déjà rêvé de changer de vie, ce livre est fait pour vous.


Ecrit sous le pseudonyme d’"Anna Ekberg", ce thriller est en fait l’œuvre d’un duo d’écrivains masculins : Anders Ronnow Klarlund et Jacob Weinreich, tout deux issus du monde du cinéma.

Leur plume n’a cependant pas failli dans leur construction du point de vue féminin. Je m’explique… En tant qu’hommes, certains écrivains peinent à se mettre dans la peau d'une femme et inversement. Ici, ce n’est absolument pas le cas.

Thriller psychologique, ce livre nous emmène au Danemark et nous fait découvrir un pays  que je connaissais peu. Le livre est très condensé mais les chapitres sont courts et alternent entre la vie de Louise ou Hélène d’un côté et l’enquête que mènera son ancien mari, Joachim.

On voyage également dans le temps avec la découverte des secrets de la famille Soderberg, secrets qu’il aurait mieux fallu oublier. Le dernier tiers du bouquin se déroule à tambours battants et le suspens monte crescendo. La dernière partie de l’intrigue et ses rebondissements font vite oublier les longueurs qu’a pu avoir le récit dans ses prémisses.

Une autre originalité de ce livre est que l’enquête est ici menée par des citoyens lambda et non par des policiers. L’amnésie de l’héroïne remet en doute toutes les certitudes que le lecteur peut avoir et ce dernier devra attendre afin de découvrir le fin mot de l’histoire et la vraie identité de plusieurs personnages.

Ce livre me conforte dans mon appréciation des romans et thrillers venant du nord. Il me plaira de découvrir le prochain opus de cette écriture à quatre mains.

CHANGEMENT D'ADRESSE

QUI DIT NOUVEAU MOIS, DIT NOUVEAUTES! Depuis quelques temps, j'étais un peu moins présente sur les réseaux sociaux et pour ca...