lundi 16 avril 2018

"Hush" de Kate WHITE - Thriller



> Quatrième de couverture <

Lorsque Lake Warren apprend que son ex-mari exige la garde de leurs enfants, elle est persuadée que sa situation ne peut pas empirer. Le bon côté des choses, c'est qu'elle vient de passer la nuit avec le séduisant Dr Keaton, avec qui elle travaille dans une clinique d'insémination artificielle. Mais au matin, elle découvre le cadavre de Keaton dans une mare de sang… Pour ne pas risquer la garde de ses enfants, elle doit mentir à la police et découvrir elle-même la vérité. Elle ne tarde pas à comprendre qu'elle est dangereusement proche des secrets sordides de la clinique et de Keaton. Peut-elle tout arrêter avant qu'il ne soit trop tard ?

- Spécificités –
* Editions : Marabout
* Paru le 2/06/2010
* Nombre de pages : 448 pages


En vacances, je n’aime pas me prendre la tête lorsque je me plonge dans un roman. Et ce polar a parfaitement rempli sa mission. On plonge facilement dans ce thriller sans prétention. Même s’il compte 448 pages, il ne faut pas prendre peur car l’histoire peut se lire assez vite.

Une fois le meurtre commis, on ne peut s’empêcher de soupçonner chacun des personnages et au final, je me suis rendue compte que j’étais loin du compte. Jusqu’à la fin, vous ne pourrez pas vous douter du véritable coupable et il vous faudra attendre les dernières pages pour le découvrir.

De par le lieu où se situe l’action principale (la clinique spécialisée dans les traitements contre l’infertilité), j’ai eu l’impression de me retrouver dans un épisode de « Private Practice » et j’apprécie ce genre de narration cinématographique. Grâce aux descriptions des personnages, il est aisé d’imaginer ceux-ci, évoluant dans les locaux. L’histoire se déroulant principalement à New York, j'ai été conquise. On y découvre également la région des Catskills, ce qui n’a pas été pour me déplaire.

Ce genre de livre est parfait pour les vacances et les moments d’évasion. Simple mais efficace, ce livre m’a bien plu. N’hésitez donc pas, la période estivale pointe déjà doucement son nez.

"Mercy, Mary, Patty" de Lola LAFON - Roman




> Quatrième de couverture <

En février 1974, Patricia Hearst, petite-fille du célèbre magnat de la presse William Randolph Hearst, est enlevée par un groupuscule révolutionnaire dont elle ne tarde pas à épouser la cause, à la stupéfaction générale de l'établishment qui s'empresse de conclure au lavage de cerveau.
Professeure invitée pour un an dans une petite ville des Landes, l'Américaine Gene Nevena se voit chargée
de rédiger un rapport pour l'avocat de Patricia Hearst, dont le procès doit bientôt s'ouvrir à San-Francisco.
Un événement mémorable dont la résonance va également “kidnapper” l’existence de trois femmes de générations différentes : une Américaine et deux Françaises tour à tour attachées à saisir cet épisode.
Par ce roman sur l’influence décisive de leur rencontre éphémère, par sa relecture de l’affaire Hearst, Lola Lafon s’empare d’une icône paradoxale de la story américaine, de son rayonnement dans l’espace public et du chavirement qu’elle a engendré dans le destin de ses héroïnes.

- Spécificités –
* Editions : Actes Sud
* Paru le 16/08/2017
* Nombre de pages : 238 pages

A grands renforts de publicités, ce roman français (même si le titre ne l’indique pas) était une des pointures attendues lors de la rentrée littéraire de septembre 2017. Malgré l’attrait dû par le départ de l’histoire, je suis ressortie avec un goût de trop peu de sa lecture.

Le 4 février 1974, Patricia Hearst, petite-fille du magnat de la presse William Randolph Hearst est enlevée par l’ALS (Armée de Libération Symbionaise). Ce groupuscule d’extrême gauche exige pour rançon que 70 dollars de nourriture soit versé à chaque « pauvre » de Californie. Autre fait marquant : la « victime » embrasse la cause et devient l’une des plus célèbres cas du syndrome de Stockholm. Un procès retentissant eut lieu et condamna Patricia Hearst à sept ans de prison pour le braquage d’une banque (sa peine fut réduite à deux années par le président Jimmy Carter).

On quitte la réalité pour se plonger dans l’imaginaire avec l’histoire de l’américaine, Gene Nevada, professeure d’université de passage dans les Landes et mandatée par la défense de Patricia Hearst pour prouver le lavage de cerveau dont elle aurait été victime lors de sa séquestration. Gene s’allie à une étudiante timide, Violaine qui doit se charger de tout lire, tout écouter ce qui a été fait sur cet enlèvement mais qui, au fil des jours, en vient à douter de l’ « innocence » de Patty. La narration se fait par une troisième personne (Lola Lafon elle-même ou un alias ?).

Alors que les chapitres sont courts, tout comme le roman (238 pages), je n’ai pas su lire ce livre d’une traite. L’écriture à la deuxième personne du pluriel (pour le vouvoiement de l’une des héroïnes) est singulière et m’a empêchée de m’y plonger totalement. J’ai l’impression de ne pas avoir pu m’attacher aux personnages. Même si cela part d’un fait divers, le romancé prend toute la place.

Avec également les vies de Mercy et Mary (filles de colons américains, enlevées par des indiens), deux siècles plus tôt que Patty, on découvre les histoires des ces femmes qui de part leurs enlèvements, ont pu s’affranchir de leur vie qui était déjà toute tracée dans des limites tracées par la Société et leur famille.  Malgré tout, je reste avec un goût d’inachevé, peut-être par la difficile accessibilité au récit ; dommage… Peut-être à relire dans quelques mois ou quelques années.

mercredi 11 avril 2018

"Chaman" de Maxence FERMINE - Roman


Un tout grand merci aux éditions Michel Lafon et à Netgalley pour m’avoir offert l’opportunité de découvrir cet auteur que je ne connaissais pas et qui ne m’a pas déçue.


> Quatrième de couverture <

Le jour où Richard Adam comprit qu’il n’avait qu’une vie, il n’avait jamais été si proche du ciel. Et pour cause. Il se tenait en équilibre sur une poutrelle d’acier, à près de soixante mètres de hauteur. Parvenu au bout de son perchoir, il s’arrêta, retint son souffle, et contempla une dernière fois le paysage qui s’offrait à lui, telle une flaque d’or blanc. Il pensa que la vue était sublime, et la vie, terriblement fragile. Un souffle de vent, un faux pas, et il disparaîtrait à jamais. Il s’envolerait tel un oiseau dans les nuées.

Il n’avait jamais été vraiment sujet au vertige. Jusqu’à aujourd’hui.

- Spécificités –
* Editions : Michel Lafon
* Paru le 12/10/2017
* Nombre de pages : 219  pages


Sans m’en rendre compte, je suis tombée sous le charme de ce roman. La quatrième de couverture est assez énigmatique et ne m’avait pas permis aux premiers abords de définir le genre de livre dans lequel j’allais me plonger. Une fois commencé, j’ai littéralement été aspirée.

En quelques mots sur la trame, on découvre Richard Adam qui travaille dans la construction de buildings dans des grandes villes américaines. Ce dernier vient de perdre sa mère, issue de la tribu des Lakotas dont elle avait été rejetée lorsqu’elle était tombée amoureuse d’un blanc - le père de Richard - qui allait l'abandonner par la suite. Par ce décès, Richard subit une terrible perte dans sa vie, déjà assez morne en fin de compte.  Il entreprend alors un voyage, en quelque sorte initiatique, vers un retour aux sources à Pine Ridge. Je n’en dirai pas plus afin de ne rien vous révéler cette histoire simple mais que j’ai trouvée belle.

Autant le côté de l’histoire du peuple indien m’effrayait un peu, autant j’ai pu apprendre des choses sur celle-ci sans que cela soit rébarbatif. Elles m’ont vraiment fascinées (chaque chapitre commence par une citation, dont certaines sont très belles tellement elles sont vraies). Moi qui suis européenne plus particulièrement belge, l’histoire de ce peuple est pour moi tout un pan oublié de l’Histoire avec un grand H et pourtant, elle est très riche tant en découvertes qu'en souffrances.

J’ai ainsi redécouvert, par exemple, leur grand attachement à la nature, à un point que je ne pensais pas aussi fort. Il est vrai que nous, Blancs (sans que je sois péjorative pour autant), nous oublions souvent d’où nous venons. Dans ce livre, j’ai eu l’impression de ressentir ce retour aux sources. Je remercie l’auteur de m’avoir fait percevoir ce sentiment en peu de pages (hélas,  car on en redemanderait) mais dont l’écriture a été tellement si plaisante notamment, par ses descriptions si visuelles mais aussi (étonnement) olfactives.

CHANGEMENT D'ADRESSE

QUI DIT NOUVEAU MOIS, DIT NOUVEAUTES! Depuis quelques temps, j'étais un peu moins présente sur les réseaux sociaux et pour ca...