dimanche 14 janvier 2018

"D'ombre et de silence" de Karine GIEBEL - Nouvelles/Polar



Merci aux Editions Belfond et à Netgalley de m’avoir fait découvrir ce livre de nouvelles.


  

{ Quatrième de couverture }
Écrire une nouvelle, c'est tenter, en quelques lignes, de donner vie à un personnage, de faire passer au lecteur autant d'émotions qu'en plusieurs centaines de pages.
C'est en cela que la nouvelle est un genre littéraire exigeant, difficile et passionnant."
Karine Giebel
« Partir sans lui dire au revoir.
Parce que je me sens incapable d'affronter ses larmes ou de retenir les miennes.
L'abandonner à son sort.
Parce que je n'ai plus le choix.
(...)
Je m'appelle Aleyna, j'ai dix-sept ans.
Aleyna, ça veut dire éclat de lumière.
(...)
J'ai souvent détesté ma vie.
Je n'ai rien construit, à part un cimetière pour mes rêves.
Là au moins, on ne pourra pas me les voler. »

Si les romans de Karine Giebel sont parmi les plus lus en France et ont fait le tour du monde, celle-ci excelle depuis quelques années dans un genre tout aussi exigeant : la nouvelle, où elle condense en quelques pages seulement toute la force de ses romans. D'OMBRE ET DE SILENCE réunit huit  textes, dont certains sont inédits et d'autres restés jusqu'à aujourd'hui très confidentiels. Voici l'occasion de la (re)découvrir intensément, grâce à ce recueil de nouvelles noires, humaines, engagées...

J’avoue que je ne suis pas une lectrice habituée aux nouvelles et pourtant, j’ai dévoré ce livre. Il est rare de savoir apprécier une nouvelle à sa juste valeur car l’auteur doit réussir à passionner son lecteur, tout en étant limité en nombre de pages. Ici, le travail est amplement réussi par l’auteure.

Alors que je possède une dizaine de ses romans, je n’avais pour l’instant que lu « Les morsures de l’ombre », thriller que j’avais par ailleurs adoré.

Ici, Karine Giébel rassemble 8 de ses nouvelles et chacune est captivante. Chaque histoire se termine par une morale et on en reste troublé. Ce sont des nouvelles noires, sombres où les personnages sont tous des « écorchés » de la vie.

Le talent de l’auteure réside, selon moi, dans deux choses. Premièrement, elle vous happe dès les premiers mots et vous ne pourrez y résister sans avoir terminé l’histoire. Deuxièmement, elle vous laisse en compagnie du souvenir de ses personnages, même après avoir tourné la dernière page.

Si vous cherchez un livre « feel good », passez votre chemin car on est en plein polar où les destins tragiques s’entrecroisent. Les fins ne sont pas toujours heureuses et pourtant, vous ne pourrez qu’apprécier la prose de l’auteure. L’écriture est juste, sans ambages. Les bons sentiments n’ont pas leurs places et ce qui laisse pantois, c’est le réalisme des histoires. Après ce genre de lecture, on ne peut que se dire que les petits bobos de la vie ne sont que secondaires.

Comme vous l’aurez compris, j’ai tout simplement adoré ce livre malgré la noirceur de la trame. Karine Giébel est, selon moi, une auteure qui mérite sa place sur la scène du thriller et du polar français, au même titre que Maxime Chattam ou Franck Thilliez par exemple. Je la remercie, par ailleurs, de m’avoir fait si bien découvrir le monde du genre littéraire des nouvelles.

Il me tarde de  prendre le temps de lire ses autres œuvres et pourquoi pas d’autres recueils de nouvelles, d’elle mais également d’autres écrivains. Que demander de plus qu’un coup de cœur pour bien débuter une nouvelle année ;)

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